Défaillances de B.A Paris

Résumé :

Cassandra est mariée depuis un an avec Matthew, et leur bonheur semble sans nuages.
Jusqu’à ce qu’un orage, un soir, pousse Cass à emprunter une route qu’elle n’aurait jamais dû prendre, à travers la forêt.
Trop isolée, trop sombre, trop dangereuse.
Tellement dangereuse, d’ailleurs, que lorsqu’elle dépasse une voiture arrêtée sur le bord de la chaussée, Cass choisit de ne pas s’arrêter pour proposer son aide à la femme qui se trouve à l’intérieur.
Mais lorsqu’elle apprend, le lendemain, que la femme a été retrouvée sauvagement assassinée, Cass est assaillie par la culpabilité.
Et les coups de fil anonymes qu’elle reçoit désormais chez elle transforment ses angoisses en terreur.
Elle en est persuadée : quelqu’un l’a vue, ce soir là. Quelqu’un qui continue de l’observer. Quelqu’un qui pourrait bien être l’assassin.
Pourtant ni Matthew, ni Rachel, sa meilleure amie, ne prennent ses craintes au sérieux.
Et Cass elle-même commence à douter : comment être sûre de quoi que ce soit alors qu’elle perd chaque jour un peu plus la mémoire, oubliant le code de l’alarme, sa place de parking, ce landau qu’elle a commandé même si elle n’a pas d’enfants, et ce que peut bien faire dans sa cuisine ce couteau ensanglanté qu’elle ne reconnaît pas.

Mon avis : 

Alors que Cass rentre chez elle après une soirée entre collègue, un orage éclate. Avant son départ, elle a eu son mari au téléphone pour le prévenir qu’elle rentrerai bientôt, lui promettant de ne pas passer par Blackwater Lane. C’est une route lugubre, en pleine forêt et lorsque qu’une pluie torrentielle s’abat, alors qu’elle est sur la voie rapide, elle choisit néanmoins  de prendre cette route. La conduite est difficile avec autant de pluie, heureusement cette route est déserte. Jusqu’à cette petite aire de stationnement où elle voit une voiture garé. Si dans un premier temps elle s’arrête afin de voir si la femme au volant a besoin d’aide, elle va repartir sans descendre de la voiture. En effet, la conductrice ne lui a fait aucun signe, elle doit donc attendre quelqu’un. Mais le lendemain, Cass va avoir un choc, la jeune a été retrouvée morte. À partir de ce moment la vie de Cass va basculer, entre la culpabilité qui la ronge, les coups de fil anonymes, la perte de mémoire, elle semble s’enfoncer dans un abime que ses proches ne comprennent pas.

Cass est ici la narratrice de l’histoire, une jeune femme à laquelle on s’attache très rapidement. J’ai éprouvé beaucoup d’empathie pour elle, sans aucun mal je me suis immergé dans son histoire. Je l’ai trouvé tellement fragile, mais à la fois tellement forte. En effet si elle est terrorisée par ce qui lui arrive, elle tient le coup face à son entourage qui ne la croit pas. Même lorsque des petites pertes de mémoires arrivent elle essaye de rester debout, de faire face à tout cela du mieux qu’elle peut. Je dois dire que j’ai été admirative de son courage, moi je pense honnêtement que je n’aurais pas réussi à faire face à tout cela avec autant de force qu’elle. Avec une narration à la première personne B.A Paris nous plonge au cœur même de la vie et des émotions de Cass et il faut l’avouer c’est assez intense. 

Matthew son mari, est assez incroyable lui aussi. Il subit pas mal le comportement de Cass, mais son amour pour elle est assez fort pour la soutenir et l’aider, même si on se rend compte qu’il est déboussolé et qu’il souffre beaucoup de voir sa femme comme ça. J’avoue avoir été pas mal admirative face à lui, mais il m’a aussi agacé à plusieurs reprises, j’ai vu qu’il faisait son maximum pour aider Cass, mais en même temps je ressentais tellement la détresse de sa femme que j’avais l’impression qu’il n’en faisait pas assez, qu’il prenait tout cela à la légère. 

Avant de lire ce livre je ne connaissais pas la plume de B.A Paris, le moins que l’on puisse dire c’est que je suis vite devenue accro, je pense d’ailleurs me procurer « Derrière les portes » afin de le lire. B.A Paris a une très belle plume, fluide et ne nous ménage pas. Sans cesse je me suis sentie bousculé, terrifié et surtout totalement désorientée. On a tous à un moment ou à un autre, des petits oublies, moi la première. On se demande si on a bien éteint le gaz? Si la porte est bien fermée? C’est geste sont des automatismes, mais parfois on a besoin d’être rassuré, de savoir qu’on l’a bien fait. Mais dans le cas de Cass c’est un peu plus important, elle va jusqu’à oublier de faire marcher son lave-linge. Se sentant persécutée par les coups de fil anonyme, on la voit tomber dans un gouffre et personnellement je suis tombé avec elle.

B.A Paris m’a offert sur un plateau d’argent un véritable coup de cœur, ce thriller psychologique est vraiment intense. Les émotions toutes plus fortes les unes que les autres, se sont bousculées au fil de ma lecture. L’auteur à sans aucun doute réussit à me faire angoisser à la limite de perdre la tête. On se retrouve happé par le suspens instauré, la peur engendrée, les questions fussent, on se met à douter de notre propre folie en même que Cass doute de la sienne. Sans conteste je ne suis pas sortie indemne de ma lecture, prise aux tripes du début à la fin ce livre m’a indubitablement marqué. 

Je remercie Marie des Éditions Hugo &Cie et de la Collection Hugo Thriller pour ce service presse.

#Emilie

 

 

 

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