Interview de Matthieu Biasotto

 

* Bonjour Matthieu. Tout d’abord merci à toi d’avoir accepté d’être le premier auteur a inauguré « une semaine, un auteur ». Peux-tu présenter en quelques mots?

Bonjour Emilie et merci infiniment pour cette interview sur ton blog, la déco est sympa, j’aime bien. Et en plus je suis le premier, c’est un honneur !

Difficile de parler de soi, mais je te promets d’essayer de faire court et efficace. Je suis un éternel rêveur depuis l’enfance, auteur indépendant depuis mai 2014. J’écris principalement des thrillers et romans à suspense, principalement psychologiques, parfois avec une pointe de fantastique. Je viens de sortir mon 9e livre : Ewa – dont la version numérique est déjà disponible sur amazon, le papier doit sortir dans les prochains jours.

*Peux-tu nous en dire un peu plus sur ton parcours d’écrivain ? (Ce qui t’as donné l’envie d’écrire ? Quel a été ton déclic pour te lancer dans la publication ? As-tu une muse ?  Un écrivain qui t’inspire ? Bref tu le sais je suis curieuse je veux tout savoir)

Mais quelle curiosité ! JJe n’ai pas vraiment un profil littéraire à la base. Je n’ai pas grandi dans une bibliothèque, je ne n’ai pas de parents libraires. En revanche, j’ai toujours été ce qu’on appelle « un créatif ». D’aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours adoré m’inventer des histoires et me les raconter.

J’ai réussi à canaliser mon inspiration avec le temps, j’étais graphiste indépendant dans une autre vie. Je crois qu’avec cette activité, j’ai pu continuer à entretenir une certaine part de rêve et d’imaginaire. Puis je suis tombé dans l’écriture par hasard. Au détour d’une discussion, j’ai eu l’envie de coucher une première histoire sans même savoir si j’en étais réellement capable. Je n’avais jamais osé y penser avant, l’idée me paraissait folle, je ne pensais pas avoir le moindre talent et je n’étais pas du tout certain que d’autres personnes puissent s’intéresser à mes histoires. C’était il y a trois ans, et je ne me suis jamais arrêté. Aujourd’hui c’est mon « métier », j’ai la chance de pouvoir écrire toute la journée, d’être lu et d’en vivre.

Si le regard de ma femme sur mes textes est important, je n’ai pas de muse à proprement parler. J’ai toujours une grande admiration pour les auteurs indépendants qui se lancent, qui osent prendre des risques et parviennent à tirer leur épingle du jeu.

*Tu es très proche de ton lectorat (pour notre plus grand bonheur) est-ce que cela a été facile pour toi ?

C’est vrai que j’entretiens un lien particulier avec mes lecteurs. Cette proximité ne me pose aucun problème, bien au contraire. Je préfère assumer ce que je suis véritablement plutôt que de me forcer à être quelqu’un que je ne suis pas. Etre proche des lecteurs est une démarche naturelle, on se tutoie, on se connaît, chacun me soutien à sa mesure et je grandis avec eux.

Je vais même plus loin en affirmant que ce lien est peut-être l’atout majeur de l’édition indépendante. Il est possible d’entrer en contact, de discuter du texte sans barrière. Il y a une sorte de connexion, une rencontre qui s’opère… c’est précieux ce genre de rapports. Sur le plan humain c’est très enrichissant pour l’auteur. Si je te parle aujourd’hui, c’est un peu grâce à ce lien, non ? :p

*Lorsque tu écris un livre suis-tu un plan ? Un schéma précis ? Ou laisses-tu t’es personnages et tes histoires te guider ?

Oui, je ne vais pas te mentir, tout débute par un plan très serré. Je dois questionner mes personnages, il me faut les connaître par cœur et parvenir à structurer une intrigue qui me plaît avant même de débuter l’écriture. Avec l’expérience, je m’autorise une certaine liberté et je me laisse surprendre par l’histoire ou un dialogue. Dans tous les cas, je n’attaque que lorsque toutes mes idées sont couchées et organisées dans un plan que j’estime devoir développer.

*Quel est ton livre qui a été le plus dur à écrire et pourquoi?

Je crois qu’il y a deux livres pour lesquels j’ai vraiment eu un peu plus de difficultés que d’habitude. Il s’agit de « Harper » pour son contexte et de « Le Supplément d’âme » pour le fond.

Avec le premier, si j’ai pris beaucoup de plaisir à travailler le style de chaque chapitre, j’étais en plein déménagement et il m’a fallu écrire des dizaines de pages dans des conditions particulières. Mon dernier petit gars était encore un bébé, et je me souviens des heures passées à écrire debout, sur une pile de carton, avec mon garçon qui dormait dans le porte-kangourou… pas vraiment l’idéal.

Quant à l’autre, Le supplément d’âme, c’est un texte qui a soulevé des choses en moi, j’en suis sorti remué, épuisé mais heureux de l’avoir fait.

*Et le plus facile et pourquoi ?

Le plus facile était « Pictural », car je suis sorti de mon cadre habituel. C’est une romance et je me suis régalé, j’ai écrit sans pression, juste pour essayer et je dois dire que je me suis amusé du début à la fin. L’histoire est plus légère ce qui explique que j’ai pu l’écrire en moins d’un mois.

*Sur lequel as-tu eu le plus de doute ?

Très bonne question, tu mets le doigt sur un sujet sensible. Je doute pour chaque livre. Je tente toujours une approche différente, j’essaie de me renouveler, de me mettre en danger et cette volonté d’explorer différents angles apporte son lot de questions. Je suis d’un naturel assez angoissé, je ne me laisse rien passer, donc à chaque sortie (et je viens de le vivre pour Ewa) je traverse une phase d’appréhension et je doute. J’ai du mal à gérer cet aspect, je crois que ça fait partie de mon caractère et finalement. Heureusement que les doutes s’envolent rapidement pour ne laisser place qu’à une seule chose… l’envie de recommencer et d’écrire le prochain 😊

*Petite place à l’improvisation. Qu’as-tu envie de nous dire où nous révéler ?

Un peu d’impro, sympa !

Tout d’abord, j’ai envie de dire aux personnes qui fréquentent ton blog de continuer à faire parler des indépendants. On existe avec le bouche à oreille, avec les discussions, les articles, les recommandations.Sans lecteur curieux, les textes resteraient dans l’ombre. Il faut entretenir cette curiosité et essayer des plumes qu’on ne trouve pas forcément en librairie.

Pour celles et ceux qui souhaitent se lancer dans l’écriture, je leur conseille de ne pas hésiter et toucher du doigt cet art magnifique. Aujourd’hui, tous les outils existent pour faire le grand saut et réaliser ses rêves.  Il n’y a pas d’expérience plus fantastique que de réaliser son rêve.

Enfin, (c’est moche… un peu de promotion), je vais rappeler qu’Ewa vient de sortir sur Kindle et que sa version papier arrive dans la semaine et qu’il sera possible de commander sur mon site un exemplaire dédicacé.

Ah ! Et j’allais oublier, j’offre depuis peu ma romance « Pictural », on peut retrouver le lien pour le télécharger gratuitement (sur mon site) à la fin de chacun de mes ebooks. Ce n’est pas grand-chose, mais je tenais à remercier les lecteurs pour leur soutien et leur confiance.

*Comme tu les sais je te suis depuis longtemps et malgré un passage à vide (tu sais pourquoi je n’y reviendrais pas) et je suis vraiment contente de la confiance que tu m’as toujours apportée et je tenais à t’en remercier.

Merci également d’accepter de passer cette semaine à mes côtés pour que l’on puisse découvrir ton univers.

À très vite pour un second article.

Merci à toi pour tes questions et le temps que tu m’accordes. Merci pour ton soutien et ta confiance. Tu le sais, c’est précieux pour moi. On se retrouve bientôt, à très vite et bonne continuation avec ton blog !

 

 

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